Les Sons Para’ sortent la grosse artillerie (23-24 Février 2012)

Les Sons Paranormaux, c’est de l’orga de choc… et de choix pour tous les malades audiophiles avides de sensations nouvelles, ils constituent LA référence pour le noise et les expérimentations sonores, du moins en région parisienne.

Pour cette première partie d’un cycle “Music from”, au Klub, on retrouve avec Sotos et Best les parties intimes de Whitehouse en ballade, pendant que W. Bennett se concentre sur Cut Hands. La légende Whitehouse ! Et force est de constater que faute de réunir le groupe au complet, Sotos et Best donnent un bon aperçu de l’expérience. Sutcliff n’a pas l’air mauvais, quant à l’autre, aucune idée.

Mon inculture, vous réserve la signification de “Gamy Meat” (un parallèle alimentaire/sonore ?), mais je dois dire que pour la deuxième parties aux Instants Chavirés, voir Popol Vuh sur un flyer des sons paranormaux, ça donne envie de creuser ! Vu l’aura du groupe allemand, un grand mystère plane sur ce que vont en faire les artistes présents pendant leur set…
A voir.

PN : Famine a-t-il vendu son cul ?

Peste Noire a sorti un nouvel album… pour faire quoi ? Attirer le bouseux peut être, crier sa colère avant les élections présidentielles françaises, rallier le mettaleux de base qui aime le son corsé mais qui ne cherche pas l’âme de la musique. Peste Noire c’était ça, une âme, dégueux, pleine de haine, mais aussi de poésie, de nostalgie pour la vieille France, de désespoir pour celle d’aujourd’hui.

Mais que sont ils devenus ? Un son nettoyé, accessible, des fesses toutes propres destinées à se faire  baiser par les bouches suintantes des lycéens en manque de personnalité. Et il faut le dire, malgré mon amour des créations de Valnoir de Metastazis, je ne peux m’empêcher de penser, que ce n’est pas adapté à PN, enfin… à ses anciens albums en tout cas. Que dire aussi du site “La Mesnie Herlequin” créé dans la foulée du nouvel album, alors qu’avant, trouver du PN était tout simplement, dur, il fallait en vouloir quoi !

Famine, si il veut réorienter l’expérience ferait peut être mieux de mettre à mort le groupe, encore dans la fleur de sa jeunesse, pour que sa légende subsiste et en reformer un nouveau sur d’autres bases.

Pour que Peste Noire vive à jamais en nous, au-delà du déshonneur, d’une dernière errance avant la Fin.

Une journée en jupe entre les murs

Un film qui mérite un intérêt tout particulier.

Une professeur en ZEP en trouvant une arme dans le sac d’un élève, qui veut lui reprendre, le blesse et prend en otage sa classe dans la foulée, ras le bol d’être traitée de tous les noms, qu’on lui bousille sa bagnole ou qu’on lui envoie des lettres dégueux. Des sujets “brûlants” passent tour à tour dans ce film, huis clos entre des “jeunes de banlieues” d’origines immigrées et la blanche professeur. On découvre lors de la prise d’otage que loin d’être un film désignant l’immigré comme cible, c’est plutôt la mentalité “toute façon on est foutu” et le comportement de victime qui sont la cible du réalisateur.  Le viol, les violences, le racket, le mépris de la femme, la vengeance en Cité, le racisme anti-blancs (?), sont abordés sans tabous.

C’est une belle prouesse de faire un film sur un sujet pareil après Entre les murs, bien dans son domaine, mais cantonné à la “normalité” de la banlieue (celle que chaque élève de classe moyenne de banlieue parisienne a pût vivre), loin des véritables zones dangereuses évitées par tous les instits et profs.

Bref un film qui comble d’une certaine manière, cette réalité que l’on ne veut pas voir dans les pires coins du fin fond des ZEP, que les enseignants, eux, subissent.

LV88 : se beurrer la biscotte avec joie

Tiré de l’excellent album La Révolution n’est pas un dîner de Gala, de Ludwig Von 88, qui avaient l’art de mélanger humour, imagination débordante et militantisme, contrairement aux Bérruriers Noirs qui se vautraient plus dans l’engagement politique que dans la créativité…

Andrej Zulawski, mystique, puissant, grand

On a beau dire, mais le froid a du bon, sur les esprits, il semble les faire murir, questionner sur tous les mystères de la vie, chercher, chercher inlassablement. Andrej Zulawski est de ceux qui cherchent, réalisateur polonais ayant eu quelques problèmes avec la censure sous le communisme, de par ses fresques cinématographiques incroyables, entre questionnement permanent, délire mystique et un regard plein de désillusions posé sur le monde.

Ses films ne semblent assez puissants que quand ils sont tournés en Pologne, la langue, les acteurs, les paysages, tout concorde et se mêle avec perfection à un esprit qui fait la particularité de ce réalisateur, entre poésie, dureté et mysticisme. Le Diable, Le Globe d’argent, sont de ces films qu’il faut voir en comme nourriture intellectuelle.

Le Diable, c’est la plongée de la Pologne de 1793 dans le chaos avec l’invasion prussienne, une noblesse qui sent la fin proche, un pays sans lois où le personnage principal issu de cette caste déchue, erre, cherchant vainement une Raison à tout cela, et pour l’aider, un improbable compagnons, lui posant, nous posant, la question du Mal dans tout cela, de la nécessité d’y mettre fin ?

Le Globe d’Argent, est quant à lui une réflexion sur le sens de la vie, à travers le témoignage, la subsistance et l’éternel recommencement des idées et des êtres, dans une immense spirale chronologique. Hardu, mais Beau.

http://www.andrzej-zulawski.com

Faites vous enpuber ! Nuit des Publivores 9-10 Mars Paris

Pour tout ceux qui s’enfilent des heures de “Culture Pub” sans broncher, la bave aux lèvres, l’oeil écarquillé, la nuit des publivores pointe le bout de son nez… et pas que !

On passera sur les intermèdes-concerts un peu ridicule et inutiles, il n’en reste pas moins que la PUB, la vraie, celle qui fait rire, réfléchir, étonne; loin de la bouillie dégueulasse qu’on vous sert en France (les 3/4 du temps), voulue par des clients, frileux, castrateurs de créas*;  rafraichit, alimente et renouvelle les plus “DA” d’entre nous, une nécessité !

http://www.nuitdespublivores.com/

*D’un autre côté c’est leur fric, mais ça farcit l’environnement audiovisuel de déjections.